Les Remparts s’effondrent à domicile

Publié le 31 octobre à 22h40

© Basile Martin

Le match entre les Remparts et les Corsaires débutait dans une patinoire remplie de moitié. Une absence majeure était à déplorer. Celle de Kevin Altidor, suspendu par la commission de discipline pour deux matchs plus deux avec sursis. Il était au repos forcé pour une charge à retardement soit disant « violente et dangereuse » lors du match de coupe de France face à Cholet.

Susanj était le premier à se mettre en évidence. Cependant, négativement, puisqu’il filait en prison pour crosse jugée trop haute au goût du trio arbitral. Les visiteurs étaient à l’initiative durant les cinq premières minutes. Les cinq suivantes étaient tourangelles sans pour autant parvenir à inquiéter outre mesure Sedlacek. Les gardiens commençaient à être sollicités après la dixième minute de jeu. D’ailleurs à ce petit jeu, les Nantais subissaient et se mettaient à la faute. Kolodzieczyk adressait une passe dans l’enclave pour Mugnier, 1-0 à la 15eme. Les Blancs cumulaient pénalité sur pénalité. Les hommes de Rodolphe Garnier appuyaient sur l’accélérateur en supériorité numérique. Karl Leveillé créait son but en solitaire et ajustait un Sedlacek impuissant, 2-0 à la 16eme. Puis c’était Alexis Crosnier qui, dans un angle complètement fermé, venait tromper une nouvelle fois le dernier rempart visiteur en trouvant la lucarne, 3-0 à la 17eme. Mais Brenton sonnait la révolte chez les Corsaires, 3-1 à la 18eme. Antoine Torres ne l’entendait pas de cette oreille et poursuivait l’oeuvre collective sur une offrande de Colin Downey, 4-1 à la 19eme.

La patinoire s’était copieusement garnie au fur et à mesure du premier tiers. Les Remparts dominaient aussi ce début de second tiers. Bourgault sollicitait Sedlacek à nouveau et l’obligeait à sortir le grand jeu. Sur un lancer à la bleue, Raphaël Garnier tentait de capter le puck avec sa mitaine mais une maladresse envoyait le palet au fond de ses propres filets, 4-2 à la 31eme. Tomas Nechala allait en prison et les Nantais revenaient dans la partie sur un but de Martinka, 4-3 à la 34eme. Obuch lançait à la bleue et trompait un Fontaine voilé, 4-4 à la 36eme. Les prisons coûtaient cher aux protégés de Rodolphe Garnier. Tout allait donc se décider dans le dernier tiers de cette rencontre.

Au bout de 30 secondes de jeu, les Nantais prenaient l’avantage pour la première fois dans cette rencontre, 4-5 puis 4-6, 26 secondes plus tard. On avait joué seulement 54 secondes dans ce dernier tiers mais les Corsaires avaient fait le break. Renan Sarrazin tenait bon pour ne pas encaisser un septième but qui serait synonyme de fin des espoirs tourangeaux. Il ne restait que huit minutes aux bleus pour forcer la décision. Suite à un exploit personnel, Karl Leveillé expédiait le palet au fond des filets de Sedlacek, 5-6 à la 56eme. Les quatre dernières minutes promettaient d’être palpitantes. Les Bleus poussaient en cage vide mais ne parvenaient pas à inscrire le but égalisateur pour envoyer les deux formations en prolongation. Leveillé parvenait pourtant à faire entrer le puck dans le but nantais mais la sonnerie avait retenti avant que le palet soit entré dans le but. Il était donc jugé invalide par le trio arbitral. Les Tourangeaux s’inclinaient donc 5 à 6.

Basile Martin