Une grande déception

Publié le 26 janvier à 21h44

© Philippe Maitre

Le TFC est tombé aux tirs au but face à Metz

Quelle déception que d’assister au coup d’envoi d’un 16ème de final de la coupe de France face à un pensionnaire de L1 dans un stade vide. Alors oui le jour, l’heure, le temps, les mauvais résultats des deux équipes peuvent expliquer en partie cette défection, mais aussi sûrement l’absence de communication autour d’un tel événement, les conditions d’accueil avec ce parking transformé en marécage, ou pour les courageux qui optent pour le deux-roues cet improbable et unique garage à vélo qui surnage dans un trou d’eau, ou les transports en commun avec fil bleu et ses bus « jour de match », sauf pas de bus ce soir. Décidément rien de bien excitant….Et pourtant les tribunes se remplissent un peu après le coup d’envoi par un public sûrement retardé par l’horaire inhabituel de cette rencontre. Au final plus de 4500 spectateurs, ce qui est trop peu.

L’entame des bleus est bien timide, impressionnés peut-être par l’évènement, ils subissent durant la première demi-heure des Messins qui prennent le jeu à leur compte et enchaînent les attaques. L’occasion pour la défense Tourangelle de montrer ses énormes progrès avec un très bon Koné à la manœuvre et surtout l’excellent Descamps, propre et efficace, gagnant ses duels et auteur de superbes parades comme celle de la 37ème minute où il claque une reprise sur corner qui filait sous sa transversale. Côté TFC quelques timides attaques sporadiques comme Zukic qui veut tirer et rate le ballon, montrant ainsi ses limites balle au pied. Sa taille lui permet de défendre et de remiser de la tête, mais pour le reste….Il nous rappelle le grand Olivier Giroud par son côté « diesel » avec cette fausse lenteur mais n’a malheureusement pas son sens du but. Mancini, lui marque mais voit son but refusé pour hors-jeu. Dommage… les Messins baissent le pied en fin de première mi-temps, permettant ainsi aux Tourangeaux de réveiller son public.  Un 0-0 pour le retour aux vestiaires plutôt flatteur pour les bleus.

Des bleus qui entament la 2ème mi-temps comme ils ont fini la première : pied au plancher. Cette fois ce sont les Messins qui laissent le ballon aux Tourangeaux, reculent et défendent plutôt bien, ne se montrant plus que sur contre. Voici donc écrit le scénario de tout ce qui va suivre, jusqu’à la fin des prolongations. Un TFC bon en défense, dominateur en milieu de terrain avec Devaux omniprésent, et une attaque de feu complètement inefficace. Et cela malgré l’aide du portier de Metz qui à la 53ème minute juge mal une passe en retrait très aérienne, qui file dans ses buts et qu’il expédie in-extrémis dans la tribune nord d’un énorme coup de botte rageur. Il aura malheureusement l’occasion de se rattraper, et de quelle manière ! Sur le corner qui suit Koné dévie parfaitement de la tête, sauvée par un défenseur sur sa ligne. Mancini se démène et multiplie les raids mais pêche lui aussi dans le dernier geste. Comme Zukic qui à la 69ème minute parti seul défier le gardien Messin tergiverse et finalement perd le ballon. Remplacé peu après par Tshimbubu, il sort sous quelques « vilains » sifflets qui ne risquent pas de guérir son évident manque de confiance. Dans le dernier quart d’heure la fatigue et la peur d’encaisser le but fatidique provoquent crispation, fautes et erreurs techniques. A la 80ème Belkebla expédie sa reprise de volée au dessus et Mancini voit son coup franc raser le montant.Toujours et encore cette maladresse sur le dernier geste.0-0 à la fin du temps réglementaire et cette fois ce sont les Messins dominés qui s’en sortent bien.

Dés le début de la première prolongation Tshimbubu s’écroule dans la surface Messine suite à un gros contact avec le dernier défenseur. Penalty et carton rouge ou carton jaune pour simulation ? L’arbitre choisit peut-être la facilité en ne sifflant rien. Difficile pourtant de croire que l’avant centre tourangeau s’est blessé tout seul, devant sortir pour se faire soigner. Ces deux prolongations voient les Tourangeaux toujours aussi dominateurs, et aussi maladroits ou malchanceux jusqu’aux dernières minutes, à l’image de Caille qui « efface » le gardien et voit son tir s’écraser sur le montant. 0-0 aux terme de ces 2 prolongations et cette fois c’est très flatteur pour Metz

Place donc à la terrible séance des tirs au but. Et cette fois rien à voir avec celle du Havre. 1-2 résultat final. Score improbable du à l’exploit des gardiens ou la défaillance des tireurs. Du côté arrêts rien à redire et bravo mais pour ce qui est des tirs belle défaillance des Tourangeaux, incapables de choisir entre le contre-pied ou le tir en force ils n’ont réussi qu’un seul tir (Devaux). Maladresse révélatrice des déboires de ce groupe. Dommage car les Messins étaient « prenables ».

Après cette douloureuse élimination plus de coupe et place à l’opération maintien avec un long et délicat déplacement samedi en Corse pour affronter l’AC Ajaccio qui règne dans le haut de tableau. Pour garder espoir il faut enchaîner une série de bons résultats et surtout des victoires, donc continuer à ne plus encaisser de buts et surtout en marquer, avec ou sans Zukic peu convaincant, l’inconstant Clémence, le fragile Diarra, ou le jeune Tall, le seul à honorer son contrat de buteur mais trop peu utilisé, à moins que d’ici le 31 janvier ?….

 

Yves Rapin