Une première victoire déclic pour le Tours FC ?

Publié le 6 novembre à 20h49

© Philippe Maitre

Le Tours FC a gagné son tout premier match de la saison après 14 journées

3500 spectateurs annoncés ce vendredi soir dans un stade de la Vallée du Cher qui pourtant est bien clairsemé et sonne le creux. Et ce ne sont pas les premières secondes du match qui vont améliorer l’atmosphère, vu que Lippini sur l’engagement de Bourg va expédier un superbe tir tendu à son gardien qui ne peut l’arrêter. Incroyable et improbable C.S.C qui risque de faire le « buzz » chez divers médias. Après le pire début de saison de L2 le TFC s’illustre à nouveau avec sûrement le plus beau but d’un défenseur mis à son propre gardien….Moins d’une minute et déjà un but encaissé dans de telles circonstances, pas de quoi rassurer un groupe en plein doute. Pourtant on assiste à une belle réaction, certes plutôt brouillonne mais pleine d’envie, et c’est logiquement qu’au quart d’heure de jeu Gradit égalise sur un tir lointain et tendu que le gardien surpris ne peut que dévier dans ses buts. Les bleus ont absolument besoins des 3 points de la victoire et continuent à pousser par Bouazza par exemple qui échoue de peu, mais en ordre dispersé et bien sûr en oubliant de défendre. A la 20 ème minute Bourg en profite pour repasser devant, bien aidé par une défense tourangelle absente et Lippini pas remis de son énorme bourde. A 1-2 les Tourangeaux repartent à l’assaut du but adverse et se montrent cette fois plus pressants et surtout dangereux : par Clemence très actif dont un tir lointain et puissant frôle la lucarne, puis Mancini et Bouazza. Alors que l’on craint que la pire des scénarios ne se répète à la Vallée du Cher, en fin de première mi-temps Mancini gagne son duel face au gardien de Bourg et égalise enfin. 2-2 à la fin de cette première période d’un match un peu « foufou » et surtout indécis.

 

La deuxième mi-temps reprend avec des Tourangeaux toujours aussi décidés mais pas forcément inspirés face à des Burgiens eux aussi en mauvaise posture au classement et pas mécontents de  partager les points du nul. Ils ne font plus que défendre et commettent énormément de fautes. 18 fautes pour ce match (contre 10 au TFC), et curieusement que 2 cartons jaunes. S’en suit un jeu haché par les arrêts de jeu. Heureusement quelques occasions bleues réveillent public et supporters pas très rassurés car si souvent déçus. Bouazza à la 53ème au-dessus puis Clemence toujours aussi actif et N’Doye échouent sur le but adverse et c’est finalement, ô surprise, sur corner que se fait la décision. Bien tiré par Mancini, dévié de la tête par Bouazza, et conclu par Miguel. 2-1 pour le TFC à l’heure de jeu. Enfin une victoire envisageable. Forts de cette avance et dans une bonne dynamique la logique voudrait que les Tourangeaux tentent le break. C’est oublier cette entame catastrophique de championnat et ses conséquences. Avec le doute et la peur de perdre les têtes travaillent plus que les jambes. Les Bleus vont alors reculer et subir tout le reste du match. Et que c’est long et pénible avec une défense aux aboies qui ne fait plus que balancer de longues balles inexploitables. Kacou bafouille et la défense cafouille, quant aux Burgiens qui possèdent le ballon, ils ne montrent pas grand chose non plus. Après 5 longues minutes d’arrêts de jeu c’est enfin le soulagement avec cette première victoire. 3-2 pour le TFC.

 

Oublions les péripéties et le pauvre niveau de jeu de ce match pour ne retenir que les 3 points et peut-être enfin le fameux déclic tant attendu qui pourrait redonner confiance et plaisir de jouer à ce groupe, avec en prime l’arrivée d’un nouveau directeur sportif, Franco Torchia, au C.V plus que flatteur. Alors c’est ce soir que commence l’opération maintien ? Beau challenge car malgré cette victoire le TFC est toujours bon dernier avec les mêmes pauvres 5 points que Quevilly, à 6 points de Lens, surprenant barragiste et déjà à 8 points de son adversaire de ce soir, Bourg, premier non relégable. Il faut pour cela confirmer avec une série de bons résultats, un meilleur niveau de jeu et surtout et enfin la sérénité retrouvée, sur le terrain, le banc, et les gradins…..

 

Yves RAPIN.