Tours FC-Châteauroux, ce qu’il faut retenir

Publié le 12 juillet à 21h07

© Philippe Maitre

Ce mardi avait lieu le match de préparation entre le Tours FC et la Berrichonne de Châteauroux. Outre le résultat nul, 1-1, il y a bien des choses à retenir tant sur les points positifs que les axes de progrès.

Pour ce qui est de l’adversaire, rien de neuf sous le soleil. Châteauroux se destine à être une équipe de contre, très physique, qui axe sa performance sur le gain des duels tant offensifs que défensifs. Jean-Luc Vasseur, en fin tacticien et connaisseur de la Ligue 2, s’appuiera sur le Soldat Angoula. Angoula, défenseur central de son état et capitaine des Rouge et Bleu, sera un véritable guide en vue du maintien. En ce qui concerne les Ciel et Noir, Axel Kacou n’a pas été impérial dans ses cages. Il s’est fait peur sur la première frappe qui a heurté le montant en étant mal placé. Il a ensuite vécu une partie tranquille mais a semblé emprunté sur les dégagements au pied. La question majeure pour le staff tourangeau va résider sur ce poste avec le départ de Bingourou Kamara et Quentin Westberg.

La première défense composée de Gradit-Cissé-Nanizayamo-Miguel s’est montrée solide. Flo Miguel et John Gradit ont été en vue offensivement et défensivement. Ibrahim Cissé s’est comporté en vieux briscard et s’est distingué avec ses qualités de relances, de vitesse et d’anticipation. Le jeune Nanizayamo a muselé l’attaque visiteuse grâce à sa taille et sa puissance. La seule ombre au tableau, son but contre son camp en toute fin de partie, à mettre sur le compte de la concentration. Les entrants Etchevarria, Constanciel et El Hriti n’ont pas démérité. Baptiste Etchevarria a posé des problèmes à son rival direct en situation offensive et s’est appliqué à être propre en défense. Constanciel s’est fait reprendre par Nourre El Ouardani en se débarrassant trop vite du ballon sous la pression castelroussine. La bonne surprise Aniss El Hriti est arrivée avec de l’assurance et de la sécurité. Nourredine parlait de cejoueur à l’essai depuis 10 jours avec le sourire aux lèvres dans les travées du Stade de Loches. Il nous confiait également ne pas être satisfait de l’égalisation à la dernière minute et attendait un renfort au milieu de terrain. Le coeur du jeu, justement, avec la BBB du soir, Belkebla, Bergougnoux, Bayard. Le premier nommé, solide et infatigable, Haris a fait du Belkebla. Bryan Bergougnoux a produit le jeu qu’on lui connaît mais n’est pas encore affûté. La plus grosse interrogation concerne Bayard qui n’a pas fait une bonne première période malgré un ou deux enchaînements. Il a semblé en recherche de repères dans ce milieu à trois et n’a jamais trouvé sa place. Le staff lui a donné 75 minutes de jeu pour l’aider. On demande à revoir. Rayan Raveloson et Mayron De Almeida ont quant à eux fait une bonne rentrée. Raveloson s’est montré très dangereux et a posé des problèmes à la défense visiteuse.

Malgré le peu d’occasion franche, le trio Tandia-Clemence-Bouazza a fait une belle partie. Ibrahima Tandia a permuté de façon régulière avec Hameur Bouazza et a performé grâce à sa technique et sa vitesse. Hameur Bouazza, auteur d’une frappe magnifique en lucarne après une perte de balle visiteuse, a été ovationné à sa sortie par le public. Il l’a mérité avec sa prestation tout en sobriété et en générosité. Il s’est battu, a récupéré des ballons. Il a été pris trois fois hors jeu et a parfois taclé maladroitement mais on aime et on demande à revoir les belles promesses entrevues. Sacha Clémence a lui aussi été généreux et a cherché à combiner avec ses compères d’attaque. Il a donné l’impression d’avoir besoin de soutien dans son dos. Le jeune Sambou Sissoko a fait une belle rentrée à la place de Tandia et il a évolué en 6. Il a commencé par deux roulettes puis a fait évolué son jeu vers la sobriété sous le regard attentif de Gilbert Zoonekynd. Maki Tall nous a gratifié de ce que l’on sait de lui. Il a provoqué des coups francs et a agacé la défense. Au coup de sifflet final, Gilbert Zoonekynd a tout de suite pris à part Nanizayamo pour lui faire un debriefing rapide de son CSC. Le hasard n’a pas sa place chez les pros…

Basile Martin